LES FRICTIONS
A. LES FRICTIONS SUPERFICIELLES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à mobiliser le plan des couches tissulaires superficielles par rapport aux couches profondes.
2. Technique
-La prise de contact s'effectue avec toute ou une partie de la main et des doigts selon la zone traitée ou la précision recherchée.
-Il n'y a aucun glissement entre la peau du sujet et la main du masseur. Le déplacement se fait entre les différentes couches tissulaires dans la limite de leur élasticité.
-La pression doit permettre de mobiliser uniquement les couches superficielles par rapport aux tissus profonds. La pression est donc habituellement relativement faible.
-Le rythme : la répétition de la manoeuvre est fréquente pour rechercher un maximum d'efficacité. Le rythme moyen peut être évalué à 60 mouvements aller-retour par minute pour une friction superficielle. -Le sens est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
- A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains » : les mains se déplaçent, en prenant appui sur les tissus superficiels, selon un mouvement transversal de va-et-vient dans les limites de l'élasticité cutanée.
=Le plissage : les mains sont placées à plat, les doigts se font face et, en se rapprochant, forment un pli de peau.
=L’élongation : les pulpes des pouces ou d'un ou de plusieurs doigts se font face. Un pli de peau est formé puis étiré au maximum d'élasticité de la peau.
=La dilacération : même position des mains. Il s'agit d'une élongation répétée dans tous les sens à partir d'un même point (appelé aussi massage en « étoile »).
=En étirement : les mains jointes, donc en contact par leur face palmaire, prennent appui sur la région à traiter par leurs bords cubitaux. La manoeuvre s'exécute par écartement des bords cubitaux (pression glissée superficielle de petite amplitude) puis étirent le tissu cutané concerné.
=Le cisaillement : les mains posées l’une à côté de l’autre, se déplacent chacune dans une direction différente : une latérale, l'autre médiale.
=Le « décordage » : un pli de peau est saisi et étiré soit en poussant avec les pouces, soit en tirant avec les doigts pour amener le tissu à son maximum d'élasticité.
- A deux mains alternées
Les mains massent l'une après l'autre.
=Le modelage : les mains sont posées à plat sur la région à traiter. Seuls les deux pouces participent à la manoeuvre en réalisant un mouvement répétitif alterné, en quart de cercle, intéressant les tissus cutanés.
Prise de contact :
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Directes « à pleines mains » : la main se déplace, en prenant appui sur les tissus superficiels, selon un mouvement transversal de va-et-vient dans la limite de l'élasticité cutanée
=Le foulage : technique qui consiste à étirer la peau au maximum de son élasticité. La main commence par étirer la région concernée par une pression glissée superficielle, puis poursuit cet étirement par une pression linéaire maintenue (3 à 5 secondes).
=Manoeuvre de Radou : friction réalisée avec le poing (interphalangiennes proximales). Le poing prend contact avec la peau du patient par la face dorsale des deuxièmes phalanges. Un pli de peau est formé par rapprochement du poing vers l'autre main, fixe, ouverte, posée perpendiculairement à la surface traitée par son bord cubital. Le poing réalise alors un déplacement transversal, comprimant le pli de peau contre la paume de la main ouverte.
=Manoeuvre de Kamgriff : friction-écrasement réalisée avec les saillies osseuses des interphalangiennes du poing. Le contre-appui peut être fourni par une structure osseuse sous-jacente ou par une masse musculaire contractée.
B. LES FRICTIONS PROFONDES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à mobiliser les couches tissulaires profondes les unes par rapport aux autres.
2. Technique
-La prise de contact s'effectue avec toute ou une partie de la main et des doigts selon la zone traitée où la précision recherchée.
-Le déplacement : Il n'y a aucun glissement entre la peau du patient et la main de masseur. Le déplacement se fait entre les différentes couches tissulaires dans la limite de leur élasticité.
-La pression est appuyée, voire puissante lorsque l'on vise un effet d' "écrasement" ou de déplacement des fibres musculaires sur le plan osseux. Une stabilisation et une contre-pression, sont souvent nécessaires. Cette dernière est fournie par un plan fixe profond.
-Le rythme moyen est de 30 mouvements aller-retour par minute.
-Le sens est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
- A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains » : les mains se déplaçent, en prenant appui sur les tissus profonds, selon un mouvement transversal de va-et-vient dans les limites de l'élasticité cutanée.
=Les étirements : les mains jointes, donc en contact par leur face palmaire, prennent appui sur la région à traiter par leurs bords cubitaux. La manoeuvre s'exécute par écartement des bords cubitaux (pression glissée profonde de petite amplitude) puis étirent le tissu cutané concerné par pression linéaire maintenue 3 à 5 secondes.
=Le « décordage » : consiste à saisir une masse musculaire, à l'étirer en la repoussant ou en la tirant, pour étirer au maximum les fibres musculaires.
=Le malaxage : manœuvre qui consiste à mobiliser un segment corporel réduit, par une prise inter-palmaire, dans le but de réaliser une mobilisation globale des articulations sous-jacentes dont la mobilisation individuelle est difficile (poignet, tarse par exemple).
- A deux mains alternées
Les mains massent l'une après l'autre.
=Le modelage : les deux mains sont posées à plat sur la région à traiter. Seuls les deux pouces participent à la manoeuvre en réalisant un mouvement répétitif en demi-cercle intéressant les tissus profonds.
- A une main
Prises de contact possibles :
=Directes « à pleine main » : la main se déplaçe, en prenant appui sur les tissus profonds, selon un mouvement transversal de va-et-vient dans les limites de l'élasticité cutanée.
=Le foulage : technique qui consiste à étirer les tissus profonds au maximum de leur élasticité. La main commence par étirer le tissu concerné par une pression glissée profonde, puis poursuit cet étirement par une pression linéaire maintenue.