LES PRESSIONS GLISSEES SUPERFICIELLES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à glisser les mains sur les téguments en cherchant à comprimer et à déplacer uniquement la peau et le tissu cellulaire sous-cutané.
2. Technique
La prise de contact est tangentielle et à peine appuyée, la main s'adapte au relief tissulaire sous-jacent en provoquant une dépression des parties molles concernées.
Le déplacement est lent. La lenteur est proportionnelle à l'intensité de la manoeuvre.
La pression est proportionnelle à l'importance des parties molles. Elle doit être ressentie comme uniforme.
LA PRESSION GLISSEE SUPERFICIELLE COMPRIME UNIQUEMENT LES TISSUS CUTANE ET SOUS-CUTANE.
Le rythme pour des manoeuvres effectuées sur la cuisse est d'environ 20 manoeuvres aller-retour par minute.
Le sens est toujours centripète au niveau des membres, c'est-à-dire disto-proximal, lorsqu'on agit dans un but circulatoire (pour respecter le sens du retour veineux).
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains » : les mains, positionnées l'une à côté de l'autre dans la même direction, se déplacent ensemble dans le même sens.
=Croisées : les mains, positionnées l’une à côté de l’autre dans la même direction, se déplacent chacune en sens opposé.
=Convergentes : les mains, positionnées l’une en face de l’autre dans des directions opposées (les extrémités des doigts se faisant face), éloignées au départ, se rapprochent l'une de l'autre.
=Divergentes : les mains, positionnées l’une en face de l’autre dans des directions opposées (les extrémités des doigts se faisant face), rapprochées au départ, s'éloignent l'une de l'autre.
=En « bracelet » : manœuvre utilisée au niveau des membres. Les mains du masseur enserrent (comme un bracelet) la région à traiter.
-A deux mains alternées
Les mains massent l'une après l'autre.
=Directes : les mains, positionnées l’une à côté de l’autre dans la même direction, se déplacent alternativement dans le même sens.
=Convergentes : les mains, positionnées l’une en face de l’autre dans des directions opposées (les extrémités des doigts se faisant face), éloignées au départ se rapprochent alternativement l'une de l'autre.
=Divergentes : les mains, positionnées l’une en face de l’autre dans des directions opposées (les extrémités des doigts se faisant face), rapprochées au départ, s'éloignent alternativement l'une de l'autre.
=En « fer à cheval » : manœuvre utilisée au niveau des membres. La région à masser est saisie par une prise postérieure à pleine main par opposition pouce-doigts (sur une vue supérieure la main a alors globalement la forme d'un fer à cheval). Le massage est réalisé en alterné par déplacements successifs des mains.
=En « peigne » : manœuvre poussée réalisée avec la pulpe des doigts.
=En « rateau » : manœuvre tirée réalisée avec la pulpe des doigts.
=En « grattage » : les mains abordent directement la région traitée par la face dorsale des 3ème phalange des quatre derniers doigts.
=Avec les avant-bras : l'avant-bras est placé au départ en supination. Le massage est réalisé en alterné par un double mouvement associant glissement de l’avant-bras et pronation.
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Directes « à pleine main »
=En « peigne »
=En « rateau »
=En « grattage »
=En « godille » : la main posée à plat, doigts rapprochés, se déplace en pousser tout en réalisant un mouvement serpenté par inclinaisons latérales rapides du poignet.
=Avec l’avant-bras.
=En « fer à cheval»
LES PRESSIONS GLISSEES PROFONDES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à glisser les mains sur les téguments en cherchant à comprimer essentiellement le tissu musculaire strié et accessoirement les tissus mous péri-articulaires et certains viscères.
2. Technique
-La prise de contact est tangentielle et appuyée. Très généralement la pression s'effectue à l'aide d'une seule main. L'autre sert de contre-appui ou peut être superposée sur la main massante pour donner davantage de force à la manoeuvre.
-Le déplacement est très lent pour pouvoir appliquer sur les tissus profonds la pression nécessaire.
LA PRESSION GLISSEE PROFONDE CHERCHE A COMPRIMER LES TISSUS PROFONDS : MUSCULAIRE, PERI-ARTICULAIRE ET CERTAINS VISCERES.
-Le rythme moyen pour des manoeuvres effectuées sur la cuisse est d'environ 6 manoeuvres par minute.
-Le sens de la manoeuvre, dans le cadre d'un traitement musculaire, est généralement celui de l'axe longitudinal du muscle (la pression glissé profonde provoquera dans ce cas un étirement longitudinal des fibres musculaires). Dans tous les cas le masseur doit tenir compte, dans le traitement des membres, de la circulation de retour (respect du sens disto-proximal).
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
=A deux mains croisées : on place les deux mains croisées au niveau du sommet du ventre musculaire, puis la manoeuvre s'effectue par un déplacement des mains en sens opposé vers les extrémités du muscle c'est-à-dire vers les zones tendineuses.
-A une main
L’autre sert de contre-appui ou est superposée sur la main massante.
=Avec le talon de la main : manœuvre dite en « rabot » (par analogie au geste du menuisier).
=Avec le bord cubital du poing
=Avec la face dorsale des premières phalanges.
=Avec la face dorsale des deuxièmes phalanges
=Avec les articulations inter-phalangiennes proximales
=Avec les articulations inter-phalangiennes distales
=Avec la pulpe d'un ou de plusieurs doigts
=Avec le bord cubital de la main
=Avec le bord radial de la main
=En « raclette », avec la pulpe des 4 derniers doigts : le masseur place sa main à plat sur la région à traiter, doigts rapprochés, puis fléchit les troisièmes phalanges des trois ou quatre derniers doigts. Il soulève alors légèrement le talon de la main et effectue une pression glissée profonde en « accrochant » la masse musculaire. Manœuvre uniquement tirée.
=Avec l’avant-bras (crête cubitale)
=Avec le coude (olécrâne