LES EFFLEURAGES
L'EFFLEURAGE EST TOUJOURS SUPERFICIEL
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à glisser les mains sur les téguments sans les entraîner, ni déprimer la région sous-jacente.
2.Technique
La prise de contact entre la surface palmaire de la main et la peau est légère et tangentielle. Elle doit être presque imperceptible.
Le déplacement se réalise par un geste ample et souple, extrêmement lié et continu, dont l'étendue est vaste et débordante par rapport à la surface traitée.
LA PRESSION DE LA MANOEUVRE DOIT ETRE CONTROLEE ET CONSTANTE DE TELLE FACON QU'ELLE N'INTERESSE QUE LA SUPERFICIE DE LA PEAU.
Le rythme moyen peut être estimé pour un effleurage de cuisse à 25 déplacements aller-retour par minute.
Le sens de la manoeuvre, sur la plan purement théorique, est indifférent. L'effleurage n'intéresse que les tissus cutané et sous-cutané où la direction anarchique des capillaires sanguins et des vaisseaux lymphatiques rend vaine la recherche d'une action circulatoire directe.
3. Les principales modalités d'exécution
Cf. chapitre II.
Effleurages et pressions glissées superficielles ont les mêmes modalités d'exécution.
LES PETRISSAGES
A. LES PETRISSAGES SUPERFICIELS
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à soulever la peau, à former un pli et à le mobiliser, dans la limite de son élasticité, par un mouvement régulier associant allongement longitudinal et allongement transversal.
2. Technique
-La prise de contact s'effectue le plus souvent avec la pulpe des doigts. Le pli cutané est détaché du plan sous-jacent. Le niveau d'action est limité à la peau et au tissu sous-cutané.
-Le déplacement est souvent lent pour travailler correctement le pli cutané. La vitesse de déplacement sera inversement proportionnelle à l'épaisseur du pli et à l'importance des adhérences.
-La pression est faite de telle façon que se réalisent un glissement et un écrasement des deux faces profondes du pli agissant l'une contre l'autre.
-Le rythme moyen est d'environ 6 manoeuvres aller-retour sur la face antérieure de la cuisse.
-Le sens de la manoeuvre est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Le pétrissage superficiel tridigital : manoeuvre qui consiste à saisir un pli de peau, à le soulever, à l'étirer longitudinalement et à la tordre transversalement. C'est la manoeuvre type du pétrissage superficiel
=Le pli-soulever : un pli de peau est formé puis soulevé soit en une fois, soit en plusieurs fois successivement.
=Le masser-rouler : un pli de peau est formé et ensuite immédiatement relâché par une manoeuvre d'extension des doigts qui vont se replacer aussitôt pour former un nouveau pli qui sera à nouveau relâché et ainsi de suite.
=Le palper-rouler : un pli de peau est formé et ensuite roulé sur la pulpe des doigts.
=Le pli-rouler : manoeuvre qui consiste à saisir un pli de peau selon la technique du palper-rouler et à le faire rouler le plus longtemps possible avec les doigts par un déplacement linéaire. Ce déplacement peut se faire en une fois ou en deux fois ou par déplacements progressifs des index et des majeurs « fuyants » devant les pouces.
=Manoeuvre de Wetterwald. Elle consiste à former un pli de peau par une prise tri digitale ou pentadigitale et à le travailler en 4 temps :
1. Pli-soulever
2. Etirement longitudinal du pli
3. Etirement transversal du pli
4. Roulement-écrasement du pli entre les pouces et les doigts.
Prises de contact possibles :
-A deux mains alternées
Les mains massent l'une après l'autre.
=En pincement (ou pétrissage pincement cutané) consiste à saisir alternativement un pli de peau et à le relâchent aussitôt. La manoeuvre est très rapide.
A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Le pli-soulever
=Le masser-rouler
=Le palper-rouler
=Le pli-rouler
=En pincement (ou pétrissage pincement cutané).
B. LES PETRISSAGES PROFONDS
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à saisir, en les soulevant, les tissus musculaires et à les mobiliser par un mouvement régulier associant pression, allongement et torsion.
2. Technique
-La prise de contact est réalisée sur les grosses masses musculaires par une prise à pleine main. Sur les plus petits muscles ou groupes musculaires, une prise avec la pulpe des doigts est cependant plus adaptée.
-La pression utilisée doit attirer les masses musculaires vers les mains. Elle cherche à les éloigner du plan osseux sous-jacent. Le mouvement combiné des mains réalise ensuite un allongement et une torsion dans la limite d'élasticité des tissus traités. Le mouvement des tissus décrit alors une sinusoïde.
-Le déplacement : la manoeuvre progresse par déplacement imperceptible des mains sur la peau.
-Le rythme moyen pour un pétrissage profond de la loge antérieure de la cuisse est de trois passages aller-retour par minute. En deçà le pétrissage aura surtout un effet circulatoire, au-delà l'effet sera surtout stimulant sur la fibre musculaire.
-Le sens est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=A pleines mains : cette manœuvre correspond très exactement à la définition du pétrissage profond. Les mains soulèvent la masse musculaire, l’étirent longitudinalement et la tordent transversalement. Le muscle ou le groupe musculaire subit alors un mouvement sinusoïdal. La masse musculaire est comme « aspirée » par les mains massantes qui doivent rechercher en permanence un contact le plus complet possible.
=Le pétrissage profond tridigital : même manœuvre mais destinée aux muscles de dimension plus modeste.
=En roulement : la manoeuvre consiste à faire rouler les masses musculaires par un mouvement rapide de va-et-vient des deux mains, sans glissement.
=En sciage (ou en torsion) : mouvement de glissement transversal des deux mains cherchant à réaliser un soulèvement et une torsion musculaire. Dans un premier temps les mains, placées en opposition, soulèvent la masse musculaire et dans un deuxième temps la tordent transversalement. Les mains se replacent ensuite en opposition, grâce à une pression glissée superficielle de repositionnement et effectuent de la même manière un deuxième passage et ainsi de suite.
=En « bracelet » : manoeuvre utilisée par exemple pour traiter les masses musculaires postérieures des membres lorsque le patient est en décubitus dorsal. Les deux mains sont placées autour du segment de membre. Le pouce d'une main s'opposant aux doigts de l'autre main. La manoeuvre de pétrissage est réalisée par un déplacement successif en opposition pouce d'une main par rapport aux doigts de l'autre main et vice versa.
=Le masser-rouler musculaire : un pli musculaire est formé et ensuite immédiatement relâché par une manoeuvre d'extension des doigts qui vont se replacer aussitôt pour accueillir un nouveau pli musculaire qui sera à nouveau relâché et ainsi de suite.
-A deux mains alternées
Les mains massent l’une après l’autre.
=En pincement (ou pétrissage pincement musculaire) : consiste à saisir alternativement un pli musculaire et à le relâcher aussitôt. La manoeuvre est très rapide.
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Le masser-rouler musculaire
=En pincement (ou pétrissage pincement musculaire) : consiste à saisir alternativement un pli musculaire et à le relâcher aussitôt. La manoeuvre est très rapide.
=En « fer à cheval » : manoeuvre utilisée par exemple pour traiter les masses musculaires postérieures des membres lorsque le patient est en décubitus dorsal. Une main effectue le pétrissage en respectant les trois temps essentiels vus précédemment (cf. pétrissage transversal à pleine main), l'autre main stabilise le segment de membre par une prise au niveau du genou.
LES PRESSIONS STATIQUES
A. LES PRESSIONS STATIQUES SUPERFICIELLES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à effectuer un appui manuel local superficiel (c'est-à-dire intéressant uniquement la peau et le tissu sous-cutané) sans glissement.
2. Technique
-La prise de contact est directe. La main doit s'adapter parfaitement au relief morphologique de la région à traiter.
-IL N'Y A PAS DE DEPLACEMENT, donc aucun glissement de la main sur la peau du patient. Cependant on peut effectuer une série de pressions en changeant la position des mains sur la région à traiter entre chaque manœuvre.
-La pression est superficielle (peau et tissu sous-cutané), elle est proportionnelle à l'épaisseur des tissus.
-Le rythme moyen d'une manoeuvre est assez rapide : environ 1 seconde de pression, 1 seconde d'appui et 1 seconde de dépression. La répétition est fréquente et régulière.
-Le sens est indifférent pour une manoeuvre effectuée isolément. Cependant ces manoeuvres sont souvent réalisées successivement ; il devient alors nécessaire, si on effectue un tel massage sur les membres, de respecter le sens disto-proximal de la circulation de retour.
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains » (c’est-à-dire avec toute la surface de la main)
=Trans-tissulaires (ou trans-cutanées) : la région traitée est enserrée par une prise en opposition pouce-doigts.
=En « bracelet » : la main du masseur est disposée en anneau presque complet autour du membre ou du segment de membre à traiter.
=En « tampon-buvard » : les mains positionnées en hyper-extension, doigts rapprochés, basculent longitudinalement de la partie proximale (talon de la main) à la partie distale (pulpes des doigts). La prise de contact s'effectue donc progressivement (talon, paume, 1ères phalanges, 2èmes phalanges et enfin 3èmes phalanges) et par vagues successives (le mouvement des mains correspond à celui effectué par le tampon-buvard que l'on utilisait dans le temps pour sécher l'encre déposée sur un papier).
-A deux mains Alternées
Les mains massent l'une après l'autre (l’une prend contact avec le patient juste avant que l’autre ne le quitte).
=Directes « à pleines mains »
=Trans-tissulaires (ou trans-cutanées)
=En « bascule » (technique 1) : une main réalise la pression par déroulement du bord cubital vers le bord radial, mais avant que le mouvement ne se termine, l'autre main réalise une bascule du bord radial vers le bord cubital mais à partir de la position de départ de la main précédente. Le massage se continue par déplacements successifs et rythmés des deux mains qui travaillent dans le même sens.
=En « bascule » (technique 2) : une main réalise la pression par déroulement de son bord cubital vers son bord radial. Sitôt ce mouvement terminé, l'autre main réalise le même type de mouvement mais du bord radial vers le bord cubital à partir de la position d'arrivée de la main précédente. La massage se continue ainsi par déplacements successifs et rythmés des deux mains qui travaillent donc dans le même sens.
=En « tampon-buvard »
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Directes « à pleine mains »
=Trans-tissulaires (ou trans-cutanées)
=En “tampon-buvard".
B. LES PRESSIONS STATIQUES PROFONDES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à réaliser un appui manuel local profond sans glissement cherchant à comprimer essentiellement le tissu musculaire strié et accessoirement les tissus mous périarticulaires et certains viscères.
2. Technique
-La prise de contact est directe. La main doit s'adapter parfaitement au relief morphologique de la région à traiter.
-Il N’Y A PAS DE DEPLACEMENT. Il n'y a donc aucun glissement de la main sur la peau du patient.
-La pression est progressive, puis maintenue, puis dégressive sans variation soudaine d'intensité, ni d'axe de direction.
-Le rythme moyen d'une manoeuvre à visée musculaire est de 6 secondes de pression, 6 secondes de maintien et 6 secondes de dépression.
La répétition est fréquente, elle doit être régulière.
-Le sens est indifférent pour une manoeuvre effectuée isolément. Cependant ces manoeuvres sont, la plupart du temps, réalisées successivement. Il devient alors nécessaire, si on effectue un tel massage sur les membres, de respecter le sens disto-proximal de la circulation de retour.
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains »
=Trans-tissulaires : la région traitée est enserrée entre les mains. La pression peut être trans-musculaire, trans-articulaire, trans-thoracique et même trans-osseuse.
=En « étau » : la région traitée est enserrée entre les paumes, les doigts des mains étant entrecroisés. Les mains ainsi positionnées permettent de profiter d’un effet levier efficace.
-A deux mains alternées
Les mains massent l'une après l'autre (l’une prend contact avec le patient juste avant que l’autre ne le quitte).
=Directes « à pleines mains »
=Trans-tissulaires.
-A une main
L'autre main peut-être superposée sur la main massante pour augmenter la force de pression ou servir de contre-appui pour équilibrer le geste de massage.
=Directes « à pleine main »
=Avec l’avant-bras (crête cubitale)
=Avec le coude (olécrâne)
LES PRESSIONS GLISSEES
LES PRESSIONS GLISSEES SUPERFICIELLES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à glisser les mains sur les téguments en cherchant à comprimer et à déplacer uniquement la peau et le tissu cellulaire sous-cutané.
2. Technique
La prise de contact est tangentielle et à peine appuyée, la main s'adapte au relief tissulaire sous-jacent en provoquant une dépression des parties molles concernées.
Le déplacement est lent. La lenteur est proportionnelle à l'intensité de la manoeuvre.
La pression est proportionnelle à l'importance des parties molles. Elle doit être ressentie comme uniforme.
LA PRESSION GLISSEE SUPERFICIELLE COMPRIME UNIQUEMENT LES TISSUS CUTANE ET SOUS-CUTANE.
Le rythme pour des manoeuvres effectuées sur la cuisse est d'environ 20 manoeuvres aller-retour par minute.
Le sens est toujours centripète au niveau des membres, c'est-à-dire disto-proximal, lorsqu'on agit dans un but circulatoire (pour respecter le sens du retour veineux).
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains » : les mains, positionnées l'une à côté de l'autre dans la même direction, se déplacent ensemble dans le même sens.
=Croisées : les mains, positionnées l’une à côté de l’autre dans la même direction, se déplacent chacune en sens opposé.
=Convergentes : les mains, positionnées l’une en face de l’autre dans des directions opposées (les extrémités des doigts se faisant face), éloignées au départ, se rapprochent l'une de l'autre.
=Divergentes : les mains, positionnées l’une en face de l’autre dans des directions opposées (les extrémités des doigts se faisant face), rapprochées au départ, s'éloignent l'une de l'autre.
=En « bracelet » : manœuvre utilisée au niveau des membres. Les mains du masseur enserrent (comme un bracelet) la région à traiter.
-A deux mains alternées
Les mains massent l'une après l'autre.
=Directes : les mains, positionnées l’une à côté de l’autre dans la même direction, se déplacent alternativement dans le même sens.
=Convergentes : les mains, positionnées l’une en face de l’autre dans des directions opposées (les extrémités des doigts se faisant face), éloignées au départ se rapprochent alternativement l'une de l'autre.
=Divergentes : les mains, positionnées l’une en face de l’autre dans des directions opposées (les extrémités des doigts se faisant face), rapprochées au départ, s'éloignent alternativement l'une de l'autre.
=En « fer à cheval » : manœuvre utilisée au niveau des membres. La région à masser est saisie par une prise postérieure à pleine main par opposition pouce-doigts (sur une vue supérieure la main a alors globalement la forme d'un fer à cheval). Le massage est réalisé en alterné par déplacements successifs des mains.
=En « peigne » : manœuvre poussée réalisée avec la pulpe des doigts.
=En « rateau » : manœuvre tirée réalisée avec la pulpe des doigts.
=En « grattage » : les mains abordent directement la région traitée par la face dorsale des 3ème phalange des quatre derniers doigts.
=Avec les avant-bras : l'avant-bras est placé au départ en supination. Le massage est réalisé en alterné par un double mouvement associant glissement de l’avant-bras et pronation.
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Directes « à pleine main »
=En « peigne »
=En « rateau »
=En « grattage »
=En « godille » : la main posée à plat, doigts rapprochés, se déplace en pousser tout en réalisant un mouvement serpenté par inclinaisons latérales rapides du poignet.
=Avec l’avant-bras.
=En « fer à cheval»
LES PRESSIONS GLISSEES PROFONDES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à glisser les mains sur les téguments en cherchant à comprimer essentiellement le tissu musculaire strié et accessoirement les tissus mous péri-articulaires et certains viscères.
2. Technique
-La prise de contact est tangentielle et appuyée. Très généralement la pression s'effectue à l'aide d'une seule main. L'autre sert de contre-appui ou peut être superposée sur la main massante pour donner davantage de force à la manoeuvre.
-Le déplacement est très lent pour pouvoir appliquer sur les tissus profonds la pression nécessaire.
LA PRESSION GLISSEE PROFONDE CHERCHE A COMPRIMER LES TISSUS PROFONDS : MUSCULAIRE, PERI-ARTICULAIRE ET CERTAINS VISCERES.
-Le rythme moyen pour des manoeuvres effectuées sur la cuisse est d'environ 6 manoeuvres par minute.
-Le sens de la manoeuvre, dans le cadre d'un traitement musculaire, est généralement celui de l'axe longitudinal du muscle (la pression glissé profonde provoquera dans ce cas un étirement longitudinal des fibres musculaires). Dans tous les cas le masseur doit tenir compte, dans le traitement des membres, de la circulation de retour (respect du sens disto-proximal).
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
=A deux mains croisées : on place les deux mains croisées au niveau du sommet du ventre musculaire, puis la manoeuvre s'effectue par un déplacement des mains en sens opposé vers les extrémités du muscle c'est-à-dire vers les zones tendineuses.
-A une main
L’autre sert de contre-appui ou est superposée sur la main massante.
=Avec le talon de la main : manœuvre dite en « rabot » (par analogie au geste du menuisier).
=Avec le bord cubital du poing
=Avec la face dorsale des premières phalanges.
=Avec la face dorsale des deuxièmes phalanges
=Avec les articulations inter-phalangiennes proximales
=Avec les articulations inter-phalangiennes distales
=Avec la pulpe d'un ou de plusieurs doigts
=Avec le bord cubital de la main
=Avec le bord radial de la main
=En « raclette », avec la pulpe des 4 derniers doigts : le masseur place sa main à plat sur la région à traiter, doigts rapprochés, puis fléchit les troisièmes phalanges des trois ou quatre derniers doigts. Il soulève alors légèrement le talon de la main et effectue une pression glissée profonde en « accrochant » la masse musculaire. Manœuvre uniquement tirée.
=Avec l’avant-bras (crête cubitale)
=Avec le coude (olécrâne)
LES PERCUSSIONS
A. LES PERCUSSIONS SUPERFICIELLES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à frapper d'une manière intermittente les tissus superficiels (peau et tissu cellulaire sous-cutané).
2. Technique
-La prise de contact entre la peau du patient et la main du masseur est brusque et brève.
-Le déplacement sur la peau du patient est nul.
-La pression doit être adaptée au traitement des tissus concernés. Celle-ci dépend de l'intensité plus ou moins grande de la frappe.
-Le rythme est généralement rapide. La répétition est inévitable.
-Le sens est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
Dans la plupart des cas, ces manoeuvres s'effectuent par un travail alterné rapide des mains. Cependant il est possible de réaliser des percussions avec une seule main lorsqu'on recherche une action précise ou lorsque le segment corporel à traiter est de surface réduite.
-A deux mains simultanées
Pas de manœuvre.
-A deux mains alternées
Les mains massent en même temps.
=Les hachures : manoeuvres effectuées avec le bord cubital de la main, celle-ci se présente donc perpendiculairement par rapport à la région à traiter. Les doigts sont maintenus en extension et écartés, mais se rapprochent rapidement lors de la frappe pour obtenir ainsi un effet d'amortie. Le mouvement de percussion est réalisé par une série de déplacements rapides du poignet en inclinaison cubitale.
=Les claquement : la percussion est directe, la frappe est sèche. Le bruit provoqué par cette manoeuvre est caractéristique et correspond à une série de "claques" portées sur la région corporelle à traiter.
=Les pianotements : manoeuvres permettant d'effectuer une série de percussions sur la peau du patient par l'intermédiaire des doigts. La main est posée à plat et tout en restant en contact par la paume, les doigts se soulèvent les uns après les autres puis frappent à tour de rôle la région concernée. Le geste obtenu peut être comparé à celui d'une personne impatiente qui pianote sur une table.
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Les hachures
=Les claquements
=Les pianotements.
B. LES PERCUSSIONS PROFONDES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à frapper d'une manière intermittente une partie du corps pour chercher essentiellement à atteindre les tissus musculaires et éventuellement les tissus mous péri-articulaires et certains viscères.
2. Technique
-La prise de contact entre la peau du patient et la main du masseur est brusque et brève.
-Le déplacement est nul.
-La pression est marquée, proportionnelle à la profondeur des tissus concernés. Dans la mesure du possible le poignet reste fixe, l’axe du mouvement passant par le coude.
-Le rythme est généralement rapide : 2 à 4 mouvements à la seconde (soit 120 à 240 percussions par minute) pendant 2 à 3 minutes maximum car cette manoeuvre est fatigante à réaliser.
-Le sens est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
Dans la plupart des cas, ces manoeuvres s'effectuent par un travail alterné rapide des mains. Cependant il est possible de réaliser des percussions avec une seule main lorsqu'on recherche une action précise ou lorsque le segment corporel à traiter est de surface réduite.
-A deux mains simultanées
Les deux mains massent en même temps.
=A deux mains jointes avec différentes positions de mains : en prière, mains-croisées ou doigts croisés.
-A deux mains alternées
Les mains massent l'une après l'autre.
=Les hachures : manoeuvres effectuées avec le bord cubital de la main. Celle-ci se présente donc perpendiculairement par rapport à la région à traiter
=Les claquements technique en « ventouse » : la face palmaire des mains se creuse formant ainsi une position en ventouse. La frappe est directe. Ce choc provoquera un son étouffé caractéristique.
=Les tapotements avec le poing
+Avec le bord cubital du poing qui percute alternativement la région corporelle à traiter
+Avec la face dorsale des deuxième phalanges,
+Avec les inter-phalangiennes proximales (l'amortie est obtenue par un mouvement de flexion du poignet précédant la frappe),
+Avec les inter-phalangiennes distales (même technique d'amortie),
+Avec les pisiformes : la main massante est placée en extension et légère inclinaison radiale pour présenter la région du poignet en regard du pisiforme (la frappe est sèche et marquée car l'amortie est impossible vue la petitesse de cette région),
+Avec le talon des mains.
=Les tapotements avec les doigts : la percussion se fait avec l’extrémité des doigts rapprochés.
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Hachures
=Claquement en « ventouse »
=Tapotement avec le poing
=Tapotement avec les doigts
=Percussions amorties en utilisant l'autre main. Le masseur pose une main à plat sur le patient, l'autre va percuter (toutes les percussions précédentes peuvent être utilisées) cette main au niveau des deuxièmes phalanges.
LES FRICTIONS
A. LES FRICTIONS SUPERFICIELLES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à mobiliser le plan des couches tissulaires superficielles par rapport aux couches profondes.
2. Technique
-La prise de contact s'effectue avec toute ou une partie de la main et des doigts selon la zone traitée ou la précision recherchée.
-Il n'y a aucun glissement entre la peau du sujet et la main du masseur. Le déplacement se fait entre les différentes couches tissulaires dans la limite de leur élasticité.
-La pression doit permettre de mobiliser uniquement les couches superficielles par rapport aux tissus profonds. La pression est donc habituellement relativement faible.
-Le rythme : la répétition de la manoeuvre est fréquente pour rechercher un maximum d'efficacité. Le rythme moyen peut être évalué à 60 mouvements aller-retour par minute pour une friction superficielle. -Le sens est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
- A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains » : les mains se déplaçent, en prenant appui sur les tissus superficiels, selon un mouvement transversal de va-et-vient dans les limites de l'élasticité cutanée.
=Le plissage : les mains sont placées à plat, les doigts se font face et, en se rapprochant, forment un pli de peau.
=L’élongation : les pulpes des pouces ou d'un ou de plusieurs doigts se font face. Un pli de peau est formé puis étiré au maximum d'élasticité de la peau.
=La dilacération : même position des mains. Il s'agit d'une élongation répétée dans tous les sens à partir d'un même point (appelé aussi massage en « étoile »).
=En étirement : les mains jointes, donc en contact par leur face palmaire, prennent appui sur la région à traiter par leurs bords cubitaux. La manoeuvre s'exécute par écartement des bords cubitaux (pression glissée superficielle de petite amplitude) puis étirent le tissu cutané concerné.
=Le cisaillement : les mains posées l’une à côté de l’autre, se déplacent chacune dans une direction différente : une latérale, l'autre médiale.
=Le « décordage » : un pli de peau est saisi et étiré soit en poussant avec les pouces, soit en tirant avec les doigts pour amener le tissu à son maximum d'élasticité.
- A deux mains alternées
Les mains massent l'une après l'autre.
=Le modelage : les mains sont posées à plat sur la région à traiter. Seuls les deux pouces participent à la manoeuvre en réalisant un mouvement répétitif alterné, en quart de cercle, intéressant les tissus cutanés.
Prise de contact :
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Directes « à pleines mains » : la main se déplace, en prenant appui sur les tissus superficiels, selon un mouvement transversal de va-et-vient dans la limite de l'élasticité cutanée
=Le foulage : technique qui consiste à étirer la peau au maximum de son élasticité. La main commence par étirer la région concernée par une pression glissée superficielle, puis poursuit cet étirement par une pression linéaire maintenue (3 à 5 secondes).
=Manoeuvre de Radou : friction réalisée avec le poing (interphalangiennes proximales). Le poing prend contact avec la peau du patient par la face dorsale des deuxièmes phalanges. Un pli de peau est formé par rapprochement du poing vers l'autre main, fixe, ouverte, posée perpendiculairement à la surface traitée par son bord cubital. Le poing réalise alors un déplacement transversal, comprimant le pli de peau contre la paume de la main ouverte.
=Manoeuvre de Kamgriff : friction-écrasement réalisée avec les saillies osseuses des interphalangiennes du poing. Le contre-appui peut être fourni par une structure osseuse sous-jacente ou par une masse musculaire contractée.
B. LES FRICTIONS PROFONDES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à mobiliser les couches tissulaires profondes les unes par rapport aux autres.
2. Technique
-La prise de contact s'effectue avec toute ou une partie de la main et des doigts selon la zone traitée où la précision recherchée.
-Le déplacement : Il n'y a aucun glissement entre la peau du patient et la main de masseur. Le déplacement se fait entre les différentes couches tissulaires dans la limite de leur élasticité.
-La pression est appuyée, voire puissante lorsque l'on vise un effet d' "écrasement" ou de déplacement des fibres musculaires sur le plan osseux. Une stabilisation et une contre-pression, sont souvent nécessaires. Cette dernière est fournie par un plan fixe profond.
-Le rythme moyen est de 30 mouvements aller-retour par minute.
-Le sens est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
- A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains » : les mains se déplaçent, en prenant appui sur les tissus profonds, selon un mouvement transversal de va-et-vient dans les limites de l'élasticité cutanée.
=Les étirements : les mains jointes, donc en contact par leur face palmaire, prennent appui sur la région à traiter par leurs bords cubitaux. La manoeuvre s'exécute par écartement des bords cubitaux (pression glissée profonde de petite amplitude) puis étirent le tissu cutané concerné par pression linéaire maintenue 3 à 5 secondes.
=Le « décordage » : consiste à saisir une masse musculaire, à l'étirer en la repoussant ou en la tirant, pour étirer au maximum les fibres musculaires.
=Le malaxage : manœuvre qui consiste à mobiliser un segment corporel réduit, par une prise inter-palmaire, dans le but de réaliser une mobilisation globale des articulations sous-jacentes dont la mobilisation individuelle est difficile (poignet, tarse par exemple).
- A deux mains alternées
Les mains massent l'une après l'autre.
=Le modelage : les deux mains sont posées à plat sur la région à traiter. Seuls les deux pouces participent à la manoeuvre en réalisant un mouvement répétitif en demi-cercle intéressant les tissus profonds.
- A une main
Prises de contact possibles :
=Directes « à pleine main » : la main se déplaçe, en prenant appui sur les tissus profonds, selon un mouvement transversal de va-et-vient dans les limites de l'élasticité cutanée.
=Le foulage : technique qui consiste à étirer les tissus profonds au maximum de leur élasticité. La main commence par étirer le tissu concerné par une pression glissée profonde, puis poursuit cet étirement par une pression linéaire maintenue.
LES VIBRATIONS
A. LES VIBRATIONS SUPERFICIELLES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à générer une série de tremblements rapides qui seront ensuite transmis aux tissus superficiels sans perdre contact avec les téguments.
2. Technique
-La prise de contact est directe, sans brusquerie. La main doit s'adapter parfaitement au relief de la région intéressée.
-Le déplacement est très limité. Il s'agit en fait d'un déplacement vibratoire transversal de la main, de faible amplitude (de l’ordre de 1 à 5 mm). Les tremblements sont appliqués parallèlement par rapport à la surface traitée. On considère deux types de vibrations superficielles :
-La pression est faible pour s'adapter aux tissus superficiels.
-Le rythme : cette manoeuvre n'a pas à proprement parlé de rythme. La plupart du temps la vibration, du fait de sa difficulté de réalisation et de la fatigue qu'elle entraîne pour le masseur, est intercalée entre d'autres manoeuvres de massage.
-Le sens de la vibration superficielle est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains » : les mains sont placées l'une à côté de l'autre sur le segment corporel à traiter. Elles génèrent des tremblements tangentiels à la surface traitée, presque invisibles, mais parfaitement ressentis par le patient.
=Associées à des pressions statiques superficielles. Le temps vibratoire correspond dans ce cas au temps de tenu de la pression (environ 1 seconde).
=Les ébranlements : les vibrations ne sont pas transmises directement sur les tissus à traiter, mais à distance. Elles consistent à saisir un segment de membre et à lui appliquer des mouvements de faible amplitude afin de rechercher et d'entretenir le déplacement des tissus superficiels.
*Alternées
Pas de manœuvre.
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Directes « à pleine main » : la main est placée transversalement sur le segment corporel à traiter. Elle génère des tremblements longitudinaux tangentiels à la surface traitée, presque invisibles, mais parfaitement ressentis par le patient
=Associées à des pressions statiques superficielles
=Les ébranlements
B. LES VIBRATIONS PROFONDES
1. Définition
Manoeuvres qui consistent à générer une série de tremblements rapides, qui seront ensuite transmis essentiellement aux muscles striés et accessoirement aux tissus mous péri-articulaire et à certains viscères, sans perdre contact avec les téguments.
2. Technique
-La prise de contact est directe, sans brusquerie. La main doit s'adapter parfaitement au relief de la région à traiter.
-Le déplacement pour une manoeuvre isolée est inexistant. On peut cependant parler de « déplacement vibratoire » de la main. Ces tremblements sont appliqués perpendiculairement par rapport à la surface traitée. Leur amplitude est faible de l'ordre de 1 à 6 mm.
-La pression est forte mais dosée pour transmettre les vibrations aux tissus profonds.
-Le rythme : comme pour la vibration superficielle, la vibration profonde n'a pas à proprement parler de rythme. La plupart du temps la vibration, du fait de sa difficulté de réalisation et de la fatigue qu'elle entraîne pour le masseur, est intercalée entre d'autres manoeuvres de massage. Elle sera donc réalisée par séries de manoeuvres d'une durée chacune d'environ 3 à 4 secondes.
-Le sens de la vibration profonde est indifférent.
3. Les principales modalités d'exécution
-A deux mains simultanées
Les mains massent en même temps.
=Directes « à pleines mains » : les mains sont placées l'une à côté de l'autre sur le segment corporel à traiter. Elles génèrent des tremblements perpendiculaires à la surface traitée, presque invisibles, mais parfaitement ressentis par le patient et, bien entendu, avec une pression suffisamment forte pour traiter les tissus profonds concernés.
=Associées aux pressions statiques profondes, la vibration est alors déclenchée pendant le temps de tenu (3 à 6 secondes environ).
=Les ébranlements : consistent à saisir un segment de membre et lui appliquer des mouvements de faible amplitude afin de rechercher et d'entretenir un déplacement des tissus musculaires.
=Associées à un pétrissage profond. On distingue deux types de manœuvres :
-le « glissé-vibré » où la vibration est appliquée soit sur le temps d’étirement transversal, soit sur le temps d'étirement longitudinal et,
- « l’échappé-vibré » où une main maintient la masse musculaire soulevée pendant que l’autre la laisse progressivement échapper en vibrant.
=Associées à des tractions axiales articulaires. Dans ce cas le masseur saisit le membre à traiter et engendre des vibrations axiales pendant le temps d'étirement.
-A deux mains alternées
Pas de manœuvre.
-A une main
L’autre est posée fixe sur le patient.
=Directes « à pleine main » : une seule main est chargée de transmettre les vibrations. L'autre est superposée sur la main massante. Dans ce dernier cas, les deux mains peuvent générer des vibrations.
=Associées aux pressions statiques profondes
=Les ébranlements
=Avec l’avant-bras (crête cubitale)
=Avec le coude (olécrane)